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Rue Boucher : massacre à la bétoneuse
Écrit par Administrator   
28-05-2012
Auvers-sur-Oise - Rue Boucher : massacre à la bétonneuse.

 

Assemblée nationale – séance du 3 décembre 1992  (extraits)

 

« Le droit au paysage, le droit à la beauté, à l’harmonie de l’environnement fait l’objet d’une demande sociale croissante. Il faut réhabiliter le regard de l’homme sur son environnement »

« le paysage est un élément important de la qualité de vie des Français ; c’est un outil de développement économique non seulement dans les villes, mais également dans les campagnes »

« Les espaces ruraux qui ont su garder leur authenticité maintiennent davantage leur population que des espaces dénaturés ou frelatés »

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Un ancien bâtiment fait en moellons beurrés à fleur, situé à l’angle de la rue Boucher et la rue F. Villon, (ancienne Maison Vissac, charbonnier) a été transformé et découpé en une dizaine de logements, dont cinq  à vocation sociale.  La réalisation de logements à loyer conventionné (pour 10 ans…), assortie d’une subvention de l’ANAH, ne peut pas être le sésame ou le prétexte invoqué pour  se permettre de défigurer ainsi le bâti ancien de notre village qui devrait être préservé pour tous ses habitants, du plus modeste au plus aisé, aussi bien que pour les milliers de visiteurs qui le sillonnent tout au long de l’année.

 

 

Le permis accordé en 2009 par le Maire a été validé par l’architecte des bâtiments de France. Cependant, on peut lire dans un courrier de ce dernier daté du 29 mai 2009 :

« … considérant que le projet en l’état ne respecte par les dispositions de la ZPPAUP, mais que, pour y remédier sans porter atteinte à l’économie générale du projet, l’ABF émet un avis favorable assorti de prescriptions….

 

 

Une façade appartient aussi à celui qui la regarde !

 

 

Courant 2011, sans attirer d’attention particulière, les travaux intérieurs ont commencé mais en octobre dernier, des riverains stupéfaits ont découvert, derrière les échafaudages, le chantier en cours des murs extérieurs.

Très attachés au patrimoine de leur ville, ils ont constaté, médusés et indignés, la nouvelle façade en voie d’achèvement : un ravalement intégral qui détruira totalement l’harmonie constituée par l’ensemble des bâtiments anciens de la rue Boucher.

L’enfilade de murs typiques du Vexin qui partait du café « le Cadran » offrait une perspective particulière maintenant balafrée par cette réalisation.

Cette rue exceptionnelle devient une rue sans intérêt : la banalisation de notre commune se poursuit !

 

Une ZPPAUP, à quoi bon ? 

 

Le dispositif ZPPAUP est  pourtant sensé « assurer la protection du patrimoine paysager et urbain et mettre en valeur des quartiers et sites à protéger pour des motifs d’ordre esthétique ou historique ».

Nous  notons dans le rapport de présentation (page 119) que les bâtiments de fermes constituent dans le patrimoine résidentiel  « des références » du patrimoine architectural et pictural  ou des « repères » dans le tissu urbain et que ces édifices pourront faire l’objet de mesures conservatrices particulières.

 

 

Article 11 de la charte paysagère du Parc Naturel du Vexin : « inventorier, préserver, réhabiliter et valoriser le patrimoine bâti rural »

 

Cette charte, signée en 2008 par la commune d’Auvers recommande notamment la « valorisation de ces rues qui sont des axes structurant la ville,

(dont la 7 rue Boucher fait partie),  dans l’esprit des noyaux villageois ». Pourquoi ces recommandations ne sont elles pas respectées ?

De plus, nous nous interrogeons sur le fait qu’une telle réalisation, aussi peu respectueuse du site, ait pu bénéficier d’une subvention de 52 500 euros par le comité syndical du Parc Naturel Régional du Vexin Français.

 

Alors comment ne pas s’indigner devant un tel gâchis !

 

Comment a-t-on pu permettre ce triste alignement de fenêtres et autoriser la mise en place d’un enduit industriel sur des murs séculaires en pierres jointoyées ?

Comment peut on accepter que les piliers du beau portail vexinois, en pierres de taille appareillées, soit également enduits et affublé d’une grille banale ?

Comment et pourquoi des professionnels réputés avisés et compétents, ont-ils pu ratifier ce permis de construire et

entériné tel quel le volet paysager ?

Pourquoi investir en faveur du tourisme et s’honorer d’être pôle touristique si c’est pour sacrifier ce qui fait l’authenticité d’Auvers ?

 

Ce que le passé nous laisse est une richesse

 

Beaucoup ont réagi spontanément auprès de l’Architecte des bâtiments de France. Certains ont obtenu des réponses, d’autres se sont adressés à la mairie et ont eu d’autres réponses. Des courriers ont aussi été adressés en Préfecture, au PNR, à certains ministères, en vain.

Le mal est fait, chacun semble se rejeter la responsabilité de ce gâchis comme une patate chaude avec une force d’inertie décourageante !  La volonté de ne rien faire l’emporte !

 

 

Pour l’instant, le chantier est arrêté, des solutions de rattrapage sont recherchées….

 

Que restera t-il d’Auvers si ces pratiques perdurent, si cette frénésie d’urbanisation se poursuit, si l’indifférence de la population gagne : une banlieue triste comme tant d’autres, amnésique de son histoire ? Un paysage culturel sacrifié ! Des espaces en lambeaux !

Les anciens vont s’habituer avant de disparaître, les nouveaux arrivants ne sauront pas ! Les reproductions d’œuvres impressionnistes au coin des rues deviennent bien dérisoires !

 

Dernière mise à jour : ( 30-05-2012 )
 
Un pont au dessus d'Auvers à Chaponval
Écrit par Administrator   
25-06-2011

Nouvelle menace : Un pont au dessus d’Auvers

 

L’enquête publique relative au projet de Scot (Schéma de Cohérence Territoriale) de la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise est terminée depuis le 15 décembre 2010.

Un projet de franchissement de l’Oise avec le risque d’un énorme impact sur Auvers-sur-Oise a vivement mobilisé beaucoup d’Auversois et le collectif de défense d’Auvers. Or le projet de liaison fluviale Seine-Nord impose que tout  nouveau pont soit établi avec un tirant d’air de 7 m (comme le nouveau  pont de chemin de fer à Pontoise). On imagine le résultat pour la vallée, entre Chaponval et Pontoise.

L’opposition à ce projet a fait l’unanimité dans les pages des différents registres de l’enquête.

Le Conseil Municipal d’Auvers et le Parc Naturel du Vexin ont également émis un avis défavorable.

M. le Commissaire Enquêteur a rédigé  son  rapport,  consultable   pendant un an à l’Hôtel d’Agglomération de Cergy-Pontoise et page 22, a émis une réserve : « ce projet me semble devoir être écarté ».

Le Conseil Général s’est récemment exprimé contre ce projet de pont.

Mais ne nous réjouissons pas trop vite : le Scot de notre communauté de communes de la Vallée de l’Oise et des Impressionnistes,  en enquête publique du 14 juin au 16 juillet 2011, retient le principe d’une réflexion «élargie» sur les moyens de faciliter la traversée de l’Oise (vallée de l’Oise, agglomération de Cergy-Pontoise, plateau du Vexin, plaine de Montmorency).

 

Le 25 juin, grande mobilisation place de la Mairie à auvers.

 

Associations, habitants, élus, Maire d’Auvers et député maire de Pontoise, se sont retrouvés à 11 h, devant la Mairie d’Auvers, pour manifester leur opposition et signer la pétition contre ce projet de pont (viaduc) :

 

« Le Scot de la communauté de commune de la Vallée de l’Oise et des Impressionnistes, dans son volet concernant la mobilité intra urbaine, reprend le principe d’une « étude spécifique » pour une « plus grande facilité de traversée de l’Oise ». Ce projet de franchissement qui s’appuie sur des études déjà existantes de viaduc routier est présenté comme un élément fondamental dans la lutte contre les embouteillages.

Nous nous opposons très fermement à ce qu’il soit fait mention d’un projet de franchissement de l’Oise dans le schéma de cohérence territorial de la communauté de communes de la Vallée de l’ Oise et des impressionnistes.

¢ Nous affirmons que  l’hypothèse d’un pont routier au dessus d’Auvers serait contraire à toutes les orientations de politique environnementale établies par la charte de l’environnement et par le Grenelle de l’environnement. Nous pensons que l’on ne règle pas les problèmes ponctuels d’embouteillage en créant un nouveau flux de voitures et en déplaçant les nuisances sur de nouvelles populations

¢ Les Auversois sont des habitants du Parc Naturel du Vexin, garants de l’intégrité d’un paysage d’une grande valeur à l’échelle régionale. Ce projet est contraire à la réglementation de la ZPPAUP qui contrôle l’aménagement du territoire à Auvers (servitude d’Etat)

¢ Il s’agit pour nous d’un projet inconcevable, inutile, et dont le coût devrait être affecté à la création d’un réseau ambitieux de transports collectifs sur notre territoire.

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Manifestation contre le projet de viaduc, de pont sur le quartier de Chaponval à Auvers sur Oise.

Dernière mise à jour : ( 30-05-2012 )
 
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